Du latin metallum et du grec metallon, le métal est un élément chimique caractérisé par une forte conductivité thermique et électrique, un éclat particulier dit « éclat métallique », une aptitude à la déformation et une tendance marquée à former des cations.
Aujourd’hui, 86 métaux sont repris dans le tableau de Mendeleïev parmi lesquels l’or, le cuivre, l’argent, le plomb, l’étain, le fer, le mercure.
C’est dans le sol, sous forme de minerais (roches contenant des matériaux), qu’on trouve les métaux. Ils se présentent parfois à l’état pur, mais ils sont la plupart du temps mélangés à d’autres éléments : par exemple, la majorité des minerais de fer sont des composés chimiques de fer, d’oxygène et de silicium.
La majorité des minerais métallifères rencontrés sur notre planète sont les suivants :
Le fer représente le plus fort volume de minerai produit dans le monde. Le fer est peut-être l’élément le plus abondant sur Terre ou du moins comparable en masse à l’oxygène, mais seulement le 4e élément le plus abondant dans la croûte terrestre. Il est la matière première de l’industrie sidérurgique pour la production de l’acier nécessaire à l’industrie automobile, à l’aéronautique, au BTP, aux biens d’équipement et surtout pour les métalliers !
Les principaux Etats producteurs de minerai de fer au monde sont la Chine, l’Australie, le Brésil, l’Inde et la Russie. Les cinq principaux pays producteurs représentent à eux seuls 80% de la production mondiale.
Les ressources en minerai de fer ne sont malheureusement pas inépuisables. Ci-dessous un extrait à ce sujet d’un article très intéressant de Patrick Hairy concernant une possible pénurie mondiale…
« Le nombre d’années de réserve en minerai dépend de la réserve connue à ce jour et de la consommation annuelle mondiale. Cette consommation augmente mais le taux de croissance de la consommation (corrélé avec le taux de croissance mondial) est incertain et les projections dépendent très fortement de ce taux. Ainsi, la consommation actuelle de minerai de fer est de 2494 millions de tonnes par an pour une réserve estimée à 173 500 millions de tonnes. Avec une croissance de 2 % par an, la réserve calculée serait de 46 ans (épuisement en 2065) alors qu’avec 3 %, elle serait de 39 ans (épuisement en 2058) et qu’enfin avec 4 %, elle tomberait à 34 ans (épuisement en 2053). Cependant, ces réserves minières, quelles qu’elles soient (50 ans, 75 ans, 100 ans ou davantage), ne sont pas infinies et vont tendre à s’épuiser inexorablement avec un coût d’exploitation plus important au fur et à mesure de la diminution de la concentration en métal du minerai exploité, augmentant le prix du métal (même si le prix du minerai n’est qu’une part du prix du métal). »
Heureusement, le métal peut être recyclé et la filière se développe très rapidement, cf. ci-après.
Pour qu’ils puissent être utilisés, les minerais doivent être séparés et débarrassés des autres éléments. Concernant le fer, le minerai est concassé et broyé, puis transformé en concentré.
Le minerai de fer donne du fer métallique (Fe) lorsqu’il est chauffé en présence d’un agent réducteur comme le coke. On utilise pour cela surtout un traitement appelé « fusion » qui s’exécute dans un fourneau où la combustion atteint une température élevée. On y fond le métal et, devenu liquide, on pourra l’isoler plus facilement et créer une substance « pure ».
Pour plus de détails sur la fabrication de l’acier, le site de construiracier détaille les différentes étapes du processus.
Une autre filière de production s’est développée en lien avec la pénurie prévisible d’acier et l’accumulation de ferraille recyclable : la filière électrique. Les aciers de la filière électrique sont essentiellement créés à partir d’une source d’aciers recyclés. Ces ferrailles sont récupérées et triées dans un parc à ferrailles qui va alimenter un four électrique à arc. L’abondance de l’énergie électrique dans les pays modernes et l’organisation de la filière de récupération et de tri, ont permis d’élargir l’utilisation de cette filière à la production d’aciers de tout type et, de plus en plus, aux aciers de qualité. Cette filière est en perpétuelle évolution technique et représente une part de plus en plus importante de la fabrication d’acier dans le monde.
L’acier est un matériau contenant en masse plus de fer que tout autre élément et dont la teneur en carbone est généralement inférieure à 2 %.
L’acier est un matériau ferreux qui se distingue à la fois du fer et de la fonte. C’est un alliage métallique dont l’élément chimique principal est le fer et dont l’autre élément essentiel est le carbone, élément présent dans des proportions comprises entre 0,02 % et 1,67 % en masse, voire exceptionnellement 2%. Un nombre limité d’aciers au chrome peut avoir une teneur en carbone supérieure à 2%, mais cette valeur de 2% est la teneur limite courante qui sépare l’acier de la fonte.
L’acier peut également contenir d’autres éléments issus de son élaboration ou ajoutés volontairement, en vue d’ajuster sa composition chimique, et par conséquent, ses caractéristiques mécaniques.
Les éléments chimiques présents dans l’acier peuvent être classés en 3 catégories :
Il existe des aciers faiblement alliés, à faible teneur en carbone, et au contraire des aciers contenant beaucoup d’éléments d’alliage (par exemple, un acier inoxydable typique contient 8 % de nickel et 18 % de chrome en masse).
Chaque pays a son mode de désignation des aciers. La désignation européenne selon la norme EN10027 distingue quatre catégories :
Le métallier utilise différents types d’acier, en fonction des caractéristiques recherchées. Par exemple les aciers galvanisés (acier recouvert de zinc) et les aciers inoxydables sont résistants à la corrosion. Les aciers inoxydables sont également utilisables pour des usages alimentaires mais leur coût est plus élevé, amenant le métallier à s’orienter la plupart du temps vers des aciers non-alliés.
Les autres métaux utilisés en métallerie
Les métaux ferreux
Les métaux non-ferreux
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